Rétrospectif
Salon littéraire du 20 juin 2009
Voici un compte-rendu bref d’une soirée extraordinaire :
La première soirée francophone attire du monde, quand même ! Des Berlinois, des Italiens (berlinois), des Hongroises (hongroise et berlinoise).
Jacqueline Chénieux-Gendron et François Gendron sont à Berlin, pour une première visite 20 ans après la chute du mur. Le soir avant, nous sommes all´es au Staatsoper pour Salomé de Richard Strauss. Performance magnifique, mais mise en scène ancienne, que j’ai dû voir déjà à l’âge de 13 ans, peut-être. Ensuite, ils sont allés aux musées du surréalisme, de la Brücke, à l’exposition magnifique dans la Neue Nationalgalerie.
Pendant la soirée, Jacqueline Chénieux-Gendron nous parle de la revue Pleine Marge qu’elle dirige depuis plus de vingt ans (et dont je traduis l’éditorial en allemand depuis peu), en éclairant son exposé avec de multiples images. Non seulement on dirait, en général, que, oui, un certain surréalisme « de toujours » est vivant, mais que sa visite nous ouvre aussi un peu la porte sur le monde intellectuel à Paris.
François Gendron est venu aussi, physicien et cuisinier passionné qui nous prépare des légumes et nous apporte du bon vin.
La présentation est suivie d’une discussion animée avec des questions, entre autres, sur le surréalisme en Allemagne de l’Est et sur des éventuels contacts des surréalistes avec le comique légendaire Karl Valentin.
Un autre jour, Jacqueline répond, à ma question de savoir comment le surréalisme peut remplir une vie, que le surréalisme participe à tous les grands débats d’idées qui ont traversé le 20ème s, et que malgré les difficultés à admettre certaines positions, il y a là matière à rester fascinée.
Nous avions la chance d’en apercevoir quelques éléments.
|